Un matin, Louise, excellente élève de terminale S, a un malaise en plein cours de maths. Quelques instants plus tard, elle accouche seule d'un enfant dont elle ne savait rien, qu'elle n'a pas attendu, encore moins désiré. Assaillie de questions, Louise, la jeune fille sans histoires, croit devenir folle. Pourtant l'évidence est là : ce bébé de 3,3 kg, son fils. Comment l'accepter ? Soutenue par sa famille, ses amis et les professionnels qui l'entourent, Louise va découvrir la vérité et réapprendre à vivre.
Alors que je comptais le lire pendant les vacances, je lui ai rapporté le lendemain matin.
Parce que je l'avais dévoré en une soirée.
Je me suis complètement laissé happer par l'écriture, fluide, vraie, et pourtant pas simpliste pour un sou, puisqu'on est quand même sur du roman choral, avec des variations de pronoms quand il s'agit de l'héroïne. Les sentiments sont exprimés avec justesse, presque avec poésie tant l'implicite, la suspension et le silence ont leur place ; la démarche de l'héroïne m'a beaucoup émue.
Mais je pense savoir pourquoi les élèves n'ont pas accroché : bien que lycéens, les personnages ne pensent pas comme des adolescents, pas plus qu'ils ne parlent ou agissent comme des adolescents. Les parents de Louise semblent presque plus légers qu'elle ! J'ai l'impression que l'âge des personnages ne sert que de prétexte à la "décision" que doit prendre Louise, ainsi qu'à son séjour en centre maternel (centres maternels à propos desquels l'auteure s'est beaucoup documentée, et il est vrai que l'atmosphère de ce lieu si particulier est très bien rendue dans le livre)... Une fois cet artifice admis, le récit n'en est pas moins beau. Mais je pense que s'il me touche c'est justement parce que je ne suis plus une adolescente (et aussi parce que le déni de grossesse m'a toujours fascinée)... Sacré paradoxe que ce livre édité dans une collection jeunesse !
Ultime preuve du coup de coeur : je vais me l'acheter !
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